jeudi 30 mai 2013

Les mioches qui collent aux basques

C'est vrai que c'est pas facile tous les jours.
C'est vrai que, à peu de choses près, j'ai au moins 1 nain 24/24 collé aux basques.
C'est vrai que même si maintenant le grand va à l'école et que la p'tite deuze est un modèle d'adaptabilité, je ne peux jamais vraiment baisser la garde. J'ai toujours un oeil et une oreille qui ne suivent pas complètement ce qu'est en train de faire le reste de mon corps.

C'est vrai qu'attraper rapidement mon sac et mon blouson pour sortir est un vieux souvenir. Mais qu'il faut toujours penser au doudou, au goûter, au chapeau, au gilet, à la compote, à la couche, à la crème anti bosse, au truc et au machin et que j'oublie inévitablement un truc. Et qu'une fois dehors je me retrouve à tous les coups affublée soit d'un porte-bébé, d'une poussette, d'une trottinette... ou des 3 à la fois.
C'est vrai aussi que je gagne pas un rond et que je ne fais pas de pause café-clopes en gloussant avec les collègues (quoique...).
C'est vrai que j'entends invariablement des "prendre du temps pour soi c'est INDISPENSABLE".
Et c'est vrai que j'ai tempêté, bouillonné et refusé. Moi! M'occuper de la bouffe et des mômes toute la journée! Et puis on prend un chat aussi pendant qu'on y est!

Klimt


Et pourtant.
Je me dis que j'ai de la chance. J'ai la chance de pouvoir reporter ce que j'ai à faire (ne ricane pas, j'ai des trucs à faire des fois) quand la P'tite Deuze a juste envie de faire un câlin.

Ce matin, j'ai reporté. Elle avait envie de zoner. Alors, on est restée toutes les deux affalées sur le canapé pendant une bonne heure, telles deux loches, elle à sucer son pouce et moi à écouter France Inter.
Et en fait j'adore!

Bien sûr j'aimerai bien aussi bouquiner dans le métro, laisser ma place à une (pauvre) mère/kangourou et juste sortir de la rame d'un air détaché sans stresser d'en laisser un à l'intérieur au moment où les portes se referment. 
J'aimerai bien aussi avoir une conversation complète avec une copine sans aboyer un "lâche ça!" "arrête!" "viens ici! "attention je compte!" toutes les 2 minutes 30.
Mais pour l'instant, ben non, je n'ai pas vraiment besoin de temps pour moi.

Je suis bien comme ça avec mes miettes de gâteau moisies au fond du sac et mes mioches qui me collent aux basques.


12 commentaires:

  1. Oui, heureusement qu'on les aime, ces petits :)

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    1. évidemment! Mais j'essayais là de parler de l'acceptation d'être 24/24 avec ses enfants.

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  2. :) Quelle jolie declaration d'amour! Moi aussi hier je me faisais la reflexion que meme toutges poisseuses et noires, il y a rien que j'aime autant que d'avoir sa menotte dans la mienne (oui bon il est un poil plus vieux donc les calins deviennent plus parcimonieux mais c'est toujours aussi bon!)

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    1. :)
      donc ne jamais oublier de mettre un coup de lingette avant un calin ;)

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  3. Ah les miettes au fond du sac, quelle joie! Heureusement qu'ils font des câlins de temps en temps ces petits bouts!

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    1. ... et donc les miettes sous les ongles quand tu cherches un truc, non?

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    2. Non, elle les bouffe tous, ses ongles :/... Belle déclaration et je dirais qu'une chose, il faut en profiter pendant qu'ils sont encore (trop?) petits!

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    3. Super d'accord avec toi! ça passe vite finalement! (et je note pour les ongles. finalement c'est pas si bête ;)

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  4. Trop adorable! Un joli article qui touchera toutes les autres mamans et dans lequel elles se reconnaitront forcément un moment donné (en tout cas, moi oui!).

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